Mises à jour du PNUE, 11/04/2011



Tremblement de terre et tsunami au Japon

Le 11 Mars 2011, un tremblement de terre de magnitude 9.0 a eu lieu au large de la côte nord-est du Japon. Il s'agit du plus violent séisme jamais enregistré dans le pays. Le tremblement de terre a déclenché un tsunami de 30 mètres de hauteur qui a pénétré jusqu'à 5 kilomètres à l'intérieur des terres, entraînant des pertes massives de vies humaines, une dégradation terrible de l'environnement et des dommages importants aux infrastructures japonaises. Le Tsunami a également gravement endommagé la centrale nucléaire de Fukushima, provoquant des risques de contamination dûs aux rejets radioactifs dans l'environnement.

Bien que les événements soient encore en cours, l'ampleur de la catastrophe est évidente: plus de 13.000 personnes ont perdus la vie et 14.600 sont toujours portées disparues. Ce bilan fait de cette catastrophe la pire qui ait frappé le Japon depuis le séisme de 1923. Avec un coût potentiellement estimé à 309 milliards de dollars, c'est aussi le désastre le plus coûteux jamais enregistré dans le monde entier.


Gestion post-catastrophe des déchets

Aux côtés de la situation non réglée à la centrale de Fukushima Daiichi et des questions humanitaires urgentes liées au grand nombre de déplacés et de dépossédés, la gestion des quantités massives de débris générés par le séisme et le tsunami a été identifié par le gouvernement japonais comme un défis immédiat.

Selon certaines estimations, la quantité totale de déchets s'élève entre 80 et 200 millions de tonnes, soit un volume de déchets comparable à celui généré par l'ouragan Katrina, dont le nettoyage avait coûté plus de 3,2 milliards de dollars aux gouvernement américain. Dans le cas du Japon, la pénurie de terrains risque encore d'alourdir davantage le coût de la gestion post-catastrophe des déchets.


Impacts environnementaux potentiels et risques

Les conséquences environnementales qu'entrainent les tremblements de terre et les tsunamis peuvent inclure des problèmes de:

  • Qualité des sols et des nappes phréatiques: lorsque l'eau de mer pénètre profondemment à l'intérieur des terres, la salinité des terres (et donc la productivité agricole) et la qualité des eaux souterraines peu profondes (souvent utilisée pour l'irrigation des terres ou pour la consommation des populations locales) peut être affectée;
  • De-envasement des canalisations côtières: les canalisations d'eau côtières ont été totalement envasées par le tsunami et devront être drainées afin d'être à nouveau opérationnelles;
  • Approvisionnement en eau et évacuation des eaux usées: des dommages dans les réseaux d'approvisionnement en eau urbaine et dans les systès d'évacuation des eaux usées peuvent entraîner une contamination croisée, menant à des effets nocifs sur la santé de la population;
  • D'écosystèmes côtiers: les habitats naturels côtiers et leurs écosystèmes peuvent être détruits, ce qui peut avoir de graves implications sur les moyens de subsistance des populations locales;
  • Risques environnementaux en matière de reconstruction: les opérations de reconstruction peuvent avoir une empreinte environnementale importante, particulièrement si les facteurs environnementaux ne sont pas pris en compte dans la planification et la gestion des opérations telles que l'élimination des déchets ou le nettoyage de la région touchée.

Dans les heures qui ont suivi le tremblement de terre et le tsunami au Japon, le Directeur exécutif du PNUE a écrit, respectivement, au Premier ministre et au ministre de l'Environnement du Japon, pour exprimer ses sincères condoléances et offrir l'assistance du PNUE au pays. Le PNUE a une expérience significative de premier plan en ce qui concerne la gestion des impacts environnementaux des catastrophes, et se tient prêt à aider le Gouvernement et le peuple du jopanais, si ils le souhaitent.

Risques de contamination radioactive

L'Organisation internationale de l'énergie atomique (AIEA) est l'organisme principal chargé de coordonner l'assistance internationale en cas d'accidents nucléaires et d'urgences radiologiques. Le PNUE est en contact étroit avec le Centre d'incidents et d'urgence de l'AIEA, au travers du secrétariat du Comité scientifique des Nations Unies sur les Effets des Radiations Atomiques (UNSCEAR) qui est prêt à répondre aux demandes d'assistance.