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En savoir plus sur la Couche d'ozoneUne molécule d’ozone (O3) est composée de trois atomes d’oxygène. Ce gaz toxique est extrêmement rare dans l’atmosphère, où il ne représente que trois 10 millionièmes de molécules. Quatre-vingt dix pour cent de l’ozone qui se trouve dans la haute atmosphère, ou stratosphère, entre 10 et 50 km (6 à 30 miles) au-dessus de la terre. L’ozone présent à la surface du sol, dans les couches inférieures de la troposphère, constitue un polluant dangereux produit, notamment, par les gaz d’échappement des automobiles. La couche d’ozone absorbe la plus grande partie des rayonnements dangereux, ou UV B, émis par le soleil. Elle oppose également un écran total au rayonnement mortel des UV C. Le bouclier que constitue l’ozone se révèle donc essentiel pour la vie, telle que nous la connaissons. La raréfaction de la couche d’ozone permet à une plus grande quantité de rayonnements UV B d’atteindre la terre. Cela se traduit par un accroissement des cancers de la peau autres que des mélanomes, des mélanomes malins, des cataractes, des déficiences du système immunitaire, la diminution des récoltes, des dommages causés aux écosystèmes océaniques, une baisse du rendement halieutique, des atteintes portées à la faune, et une altération des matières plastiques. Les scientifiques ont commencé à exprimer leurs préoccupations en 1970, lorsque le Prof. Paul Crutzen a fait remarquer qu’il était possible que les peroxydes d’azote émis par les fertilisants et les avions supersoniques appauvrissent la couche d’ozone. En 1974, les Professeurs F. Sherwood Rowland et Mario J. Molina ont découvert qu’au moment où les CFC se décomposent finalement dans l’atmosphère et dégagent des atomes de chlore, il se produit une diminution de l’ozone. Les atomes de brome dégagés par les halons provoquent la même réaction. Ces trois scientifiques ont reçu le Prix Nobel de chimie, en 1995, pour leurs travaux précurseurs. La couche d’ozone au-dessus de l’Antarctique s’est régulièrement
amincie depuis que les premières mesures ont été prises,
au début des années 80. Le problème est plus grave dans
cette partie du globe du fait d’une atmosphère extrêmement
froide et de la présence de nuages stratosphériques polaires.
La surface des terres situées sous cette atmosphère appauvrie
en ozone s’est constamment accrue, pour atteindre plus de 20 millions
de km2 au début des années 90 ; depuis, elle oscille entre 20
et 25 millions de km2. Au cours du printemps antarctique (d’août
à novembre) de 1998, la superficie du trou d’ozone a dépassé
les 26 millions de km2, plus de 2½ fois la superficie de l’Europe,
et a recouvert des régions peuplées de l’hémisphère
Sud. L’ozone total est passé à environ 97 Dobson Units (DU),
le 1 octobre 1998 ; il s’agit de la valeur la plus basse enregistrée
au Pôle Sud, à l’exception des 86 DU enregistrées
le 12 octobre 1993. Bien qu’aucun trou ne soit apparu ailleurs, le printemps
arctique a vu la couche d’ozone au-dessus du Pôle Nord s’amincir
de 30%, alors que l’ozone s’est raréfiée au-dessus
de l’Europe et des autres latitudes élevées, de 5% à
30%. |
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